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 A sunny day... Really ? [Private]

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Charlotte Yuan

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MessageSujet: A sunny day... Really ? [Private]   Sam 8 Nov - 16:44

    Il faisait beau... Quand je dis "beau", à Forks, cela signifiait, en réalité, qu'il ne pleuvait pas. Bien qu'il y ait toujours cette épaisse couche nuageuse, grise, qui hésitait à laisser passer quelque rayons du soleil. Tant mieux, Charlotte n'aimait pas le soleil. Du moins, elle ne l'aimait pas parce qu'il pouvait devenir son ennemi. Elle n'avait en effet pas le droit de s'exposer au soleil - surtout en période de chimiothérapie -. Mais, pour le moment, Carlisle avait eu l'infinie bonté de lui laisser un peu de répit. Enfin... Tout est relatif. Dans moins d'une semaine - le lendemain de la soirée entre filles prévue et organisée avec Bella et les autres filles - elle aurait le droit à une nouvelle séance. Et là, elle devrait, au maximum, éviter de rester trop longtemps au soleil. Sous peine d'avoir des tâches brunes qui apparaissaient sur sa peau. Des tâches indélibiles. Mais pourtant, elle se sentait bien. Tellement bien. Le spectre de la Faucheuse était toujours présent dans sa courte vie mais elle était indiciblement heureuse. Parce que Bella avait confirmé leur amitié, premièrement. Que Lise semblait sortir peu à peu de son incompréhensible introversion - sans savoir pour autant que c'était un peu grâce à Edward Cullen -, Ana-Louise quittait la torpeur de sa dépression et Evy... Evy rien du tout. La jeune Heartwood restait égale à elle-même. Cependant, Charlotte avait aussi envie de faire la connaissance d'autre personnes. Et c'était en grande partie grâce à Isabella. C'était grâce à elle qu'elle avait envie de s'ouvrir encore à autrui. D'avoir plus de contacts. Néanmoins, elle n'allait peut-être pas dans le meilleur endroit pour connaître des gens. Mais, Charlotte ne faisait jamais rien comme les autres, en réalité. Au fond d'elle, elle savait qu'elle rencontrerait quelqu'un... Un peu plus jeune qu'elle ou de son âge. Alors ce matin, elle avait mit ses chaussures de randonnée, s'était habillée chaudement et avait quitté sa maison - tout en prévenant sa mère et en prenant des précautions dans son sac - et s'était mise en direction de la forêt de La Push.

    Il faisait donc... Pas beau mais gris. C'est peut-être ce qu'il aurait fallu dire dès le départ. L'air était frais et passait dans les poumons de la jeune asiatique, lui procurant un bien fou. Ca changeait de l'air des hôpitaux ou de sa maison. Ou même du Lycée. Non ça, c'était quelque chose de naturel, de bon pour la santé. Charlotte était partie tôt le matin et avait arpenté les sentiers de randonnés jusqu'à ce que son sens de l'orientation infaillible lui fasse perdre sa route. Du coup, elle avait mangé son repas de midi perdue en plein milieu de la forêt et même la carte de la forêt ne pu l'aider. Et pourtant, elle savait une lire une carte. Alors, elle décida de marcher... Jusqu'à ce qu'elle rencontre quelqu'un. Il devait bien y avoir un idiot qui se soit perdu comme elle ou alors quelqu'un de plus sensé qui ne prenait pas les sentiers de randonnés parce qu'il connaissait la forêt. Oui, c'était ce qu'il fallait faire. Se remettant en route joyeusement - ou presque - elle se remit à arpenter la forêt, pensant à mille et une chose (comme à ce qu'elle allait préparer à manger samedi soir pour la soirée entre fille). Et c'était peut-être parce qu'il n'y avait pas beaucoup de bruit que les craquements de branches et de brindilles qui retentissaient de temps à autre derrière elle l'inquiétèrent. Ou alors elle faisait bien de s'inquiéter ou alors il n'y avait aucune raison. En tout cas, elle serra dans sa poche la bombe au poivre (toujours avoir une bombe au poivre avec tous les pervers qui traînaient un peu partout en ce moment) et continua sa marche. Jusqu'à ce qu'elle décide de s'arrêter et se retourna violemment. Et qu'elle chute magistralement pour retomber sur ses fesses, le souffle coupé. Ca, par contre, c'était pas un bon plan. Elle regarda tout autour d'elle et vit alors une silhouette assez haute se dessiner droit devant elle. Lap rudence l'obligea à ne pas piper un mot.
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Jacob Black

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MessageSujet: Re: A sunny day... Really ? [Private]   Mar 11 Nov - 1:07

[désolée pour la médiocrité du post, c'est tout petit T____T *a honte et court se cacher*]

Oui, voilà, un temps normal pour Forks, même si pour un individu venant de Phoenix pourrait trouver cela vraiment frisquet. Phoenix. Comme Bella. Jacob laissa un instant ses pensées vagabonder du côté de la jolie brune. Il se demandait ce qu’elle était en train de faire, et il s’imaginait parfois ce qu’ils feraient si elle était là. Il se demanda aussi si elle était en train de penser à lui. Bref. Jake pensait à Bella, Bella dont il s’est imprégné la première fois qu’il la vue. Il pensait jusque là que les cas d’imprégnation étaient rares. Pas genre une chance sur un million, mais plus rare, quoi. Maintenant, un gars de La Push sur deux trouvait chaussure à son pied. D’abord Sam. Le chef de la meute s’était imprégné de la belle Emily, qui garde les stigmates d’une impulsion qui lui coûta une partie du visage. Jacob entendit un reniflement derrière lui. Leah. Le jeune indien se crispa, alors que l’adorable jeune femme *ironie* tempêtait contre lui, le remerciant de lui rappeler les mauvais souvenirs. C’est vrai. C’était peut être pas très drôle pour Leah, mais c’était comme ça. Quand un loup s’imprégnait, il n’y avait pas vraiment d’autre solution envisageable que d’être ensembles. Au moment où Sam s’est imprégné d’Emily, la cousine de Leah, cette dernière était en couple avec lui. C’était pas drôle du tout, même. Mais Jake n’était pas d’humeur à compatir. Surtout avec quelqu’un comme Leah. Ces dernières semaines, l’irascible jeune fille s’incrustait et restait avec le reste de la bande, récriminant contre tout le monde et se montrant hargneuse avec tout. Jacob en avait parfois ras le bol et lui disait ses quatre vérités. C’était toujours comme ça avec lui. Il disait ce qu’il avait à dire quand il avait à le dire, et ce, même si ça ne plaisait pas. Bref, Jacob ne supportait pas Leah, et cette dernière revendiquait sa place au sein de la meute. Comme si. Encore, Seth, son frère, était sympa, mais Leah? Des fois, Jake venait à se demander si ils avaient été élevés par les mêmes parents. Car quand on voit les tempéraments opposés des deux frangins, on se demandait réellement quoi. Cet après midi là, donc, Jacob pensait à Bella, et, petit à petit, il en est venu à penser à Emily. S’attirant la colère de Leah. Si on n’avait plus le droit de penser tranquille…Jacob tendit l’oreille. Il entendit un air de musique qui lui rappelait vaguement quelque chose, mentionnant, entre autre, les dimanches après-midi pluvieux. Dans cette chanson, si il se souvenait bien, il était aussi question de citronniers. Il soupira longuement. Sans doute était-ce Rachel qui avait monté la radio un peu trop fort.

D’habitude, il y avait toujours un petit boulot à faire. Que ce soit au niveau de la meute ou encore au niveau des bagnoles à retaper. Or, cet après-midi là, il n’y avait pas moyen de se remettre à travailler sur sa voiture. Pas avec Leah dans les pattes. Si Bella avait été là, ça aurait sûrement été mieux, mais Leah…Beurk. Jacob ne l’aimait pas beaucoup, voire pas du tout. Leurs caractères ne pouvaient pas coller. Il fallait voir quand ces deux là se disputaient. D’ailleurs, là, actuellement, Leah était en train de lui hurler dessus. Bientôt, toute la maison allait être au courant. Jacob faisait la sourde oreille, regrettant que Sue et Harry, avant de venir ici, n’aient pas eu l’idée d’enfermer leur fille dans un placard et d’emporter la clé. Tout à coup, Jacob en eut assez. Il se leva du canapé, où était vautré Quil, en train de se goinfrer des petits gâteaux ramenés par Sue à Billy . Son ami arqua un sourcil, mais en voyant Leah débarquer dans les escaliers, furax, exhortant Jacob de l’écouter, le tout demandé dans une voix perçante, Quil opina. D’un pas rapide, Jake traversa le salon, et sortit de la maison, en claquant la porte un peu trop fort. Il avait besoin de courir. Ne serait-ce que pour calmer ses nerfs. Après tout, il valait mieux évacuer sa colère dans sa course plutôt qu’en tapant sur la Clearwater. Il n’y avait qu’elle pour la mettre aussi furax. D’habitude, Jake était assez ouvert et prompt à lier connaissance avec autrui, mais avec Leah, ça n’accrochait pas. Peut être que c’était à cause de Bella, aussi. Leah ne l’aimait pas. Mais en même temps, elle n’aimait personne. Tant pis pour elle. De toute façon, avec son caractère, qui pourrait l’aimer, franchement? Il serra les poings en pensant à Leah, et il pensa à nouveau à Bella. Où était-elle? Sûrement chez Charlie, en train de faire ses devoirs. Ou chez une de ses amies. Il aurait voulu qu’elle soit là, avec lui. Ils auraient su quoi faire. Avec elle il ne s’ennuyait jamais, leurs instants étaient tellement courts! Jacob, tout en se laissant aller à ses pensées, courut encore plus vite, une goutte de sueur perla dans son dos. Courir toujours plus vite, toujours plus loin. Le vent sifflait à ses oreilles, les arbres défilaient à toute vitesse. Il connaissait la forêt jouxtant la réserve comme sa poche, pour y avoir souvent patrouillé, au cas où une de ces maudites sangsues aurait l’idée de s’aventurer par là, donnant joyeusement un coup de canif -ou de croc, ça serait plus approprié- dans le traité, stipulant qu’aucun des vampires n’avait le droit de s’aventurer du côté de la réserve. Fort heureusement, aucune de ces stupides sangsues n’avait violé le traité. Evitant du même coup l’incident diplomatique.

Jacob entendit bientôt des craquements de branches et de brindilles. Le jeune indien renifla l’air, histoire de repérer l’affreux relent des vampires. Mais il n’y avait rien, juste l’odeur de la forêt, la nature, les fougères, les mousses. L’humidité, aussi. Rien de bien pharamineux, en somme. Néanmoins, Jacob resta alerte. Ce n’était pas le moment de baisser la garde, connaissant le talent qu’avaient les buveurs de sang pour se dissimuler discrétos! L’oreille aux aguets, le jeune loup continua d’avancer plus prudemment. Il était sous son apparence humaine, donc plus inoffensif que si il avait été sous sa forme lupine. Mais imposant, donc impressionnant. Il plissa les yeux quand il vit un silhouette se détacher de la végétation environnante. Il s’approcha encore. Ce n’était pas un buveur de sang. Une buveuse de sang, devrait-il dire, car la silhouette était proprement féminine. Leur odeur nauséabonde ne flottait pas dans l’air environnant. Cullen et sa horde de sangsues devaient être loin d’ici. Tout du moins, pas dans les environs. Il faisait gris, donc ils ne se terraient pas chez eux. En patrouillant, des gars de la meute avaient retrouvé des carcasses de pumas et de grizzlis, indiquant sans doute qu’ils s’étaient fait un festin en prévision de retourner en cours. Répugnant. Jacob s’aperçut alors qu’il était face à une humaine, qui venait de se rétamer qui de plus est. Une humaine qui avait l’air perdue. Car rares étaient les humains qui s’aventuraient ici en ne connaissant pas bien les environs. Avec les sangsues qui rôdaient dans le coin, c’était suicidaire. Mais ça, ils ne le savaient pas, car ils étaient, vampires comme lycans, régis par le secret. Il arriva devant l’humaine, la prit par les épaules pour la relever, sans grande délicatesse, ne canalisant pas toujours sa force colossale. Encore heureux qu’il ne l’ait pas secouée comme un prunier, la jeune asiatique avait l’air fragile, comme si chaque mouvement violent fait à son encontre risquait de la briser. Il se risqua finalement à lui demander.


« Tu t’es perdue? »

Le vouvoiement? Bah. Un truc de vieux. De toute façon, la jeune fille ne devait guère être plus vielle que lui, même si elle semblait être en fin de vie. Il nota son air maladif, les cernes délicats qu’elle avait, ses traits tirés et fatigués, son teint pâle. Que pouvait-elle donc faire ici?
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Charlotte Yuan

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MessageSujet: Re: A sunny day... Really ? [Private]   Mar 11 Nov - 2:47

    [Tout petit ? Tu peux me dire où ? A moi de m'excuser pour la qualité xD]

    Non... Finalement, elle trouvait qu'il ne faisait pas beau. Bon sang ! Maintenant, voilà qu'elle se contedisait elle-même, souhaitant qu'il y ait un peu de soleil. Elle voulait sentir la chaleur courir sur son visage, réchauffer ses doigts engourdis. Hein ? Doigts engourdis ? Elle jeta un rapide coup d'oeil à ses mains et sortit des gants de cuirs, afin de pouvoir se protéger un peu les doigts. La température de Charlotte, c'était un peu comme un Yoyo. Autant elle pouvait taper dans les 41° de fièvre sans aucun symptômes, autant elle frisait aussi l'hypothermie, ayant déjà atteint les 35°. Comment ça, c'est pas bon ? Vous croyez qu'elle ne le savait pas ? Non mais, je rêve ! Elle tremblotait de froid maintenant. Encore une crise passagère. S'arrêtant un moment sur une souche, elle avait prit un pillule et avait sortit sa bouteille d'eau. Un truc pour faire baisser la température... Encore un médicament qui fonctionnerait quelques temps sur elle jusqu'à ce qu'il ne fasse plus d'effet. Inspirant profondément, elle reprit sa marche : ce n'était pas en restant sur une souche qu'elle retrouverait le chemin qui la mènerait à Forks. Quelle idiote ! Elle aurait mieux fait de faire attention à où elle allait. Et ça, c'était sûrement à cause d'une absence qui avait du la prendre, à un moment ou à un autre. Argh ! Elle aurait mieux fait de venir accompagnée. Ainsi, elle n'aurait sûrement pas dévier de sa route. Elle ne se serait pas perdue. Car, même avec une absence, elle aurait été guidée par son accompagnateur. Mais franchement, dit comme ça, on avait l'impression que c'était une handicapée qui n'était pas capable de vivre seule. Mais, c'était un peu le cas en fait. La moindre coupure pouvait mener à une infection qui dégénèrerait sur une septicémie, entraînant sa mort. Les absences pouvaient lui faire dégringoler les escaliers par exemple - ça lui était déjà arrivé - et au mieux, elle se cassait une jambe, au pire, c'était la nuque qu'elle se brisait. Bref, tout était bien dans les meilleurs des mondes *ironie*

    Mais qui l'aurait accompagnée ? Lise ? La Hasper-Taylor était toute ailleurs, occupée à autre chose, en ce moment. Ana-Louise ? Charlotte l'adorait, mais si c'était pour entendre ses gérémiades, non merci. Et Evy ? Elle tournait autour d'Elemiah Jonhson et pensait plus à un éventuel couple avec lui qu'à autre chose. Au final, il y aurait eu Bella. Mais... En fait non, Charlotte n'y avait pas pensé. Elle n'avait pensé à personne. Juste à elle-même. Egoïste ? Elle avait bien le droit, de temps en temps, non ? Mais, s'offrir une virée en forêt pour se perdre, ce n'était pas forcément un cadeau, mais plutôt un cadeau empoisonné. Elle inspira profondément, inhalant une goulée d'air fraîche, qui la remit d'aplomb. Ou presque ! Motivée, elle s'était remise à marcher, la carte dans une main, ne la consultant en fait pas, quand elle comprit qu'elle se perdait plus qu'autre chose. Mais, il y avait toujours ses craquements de branches derrière elle. Autour d'elle. Comme si la forêt grouillait de petites bêtes pas forcément sympathiques qui n'attendaient qu'une chose : faire de vous leur casse-croûte. Nierf ! Elle croyait au surnaturel elle maintenant ? Non, pas en réalité. Mais, l'imagination joue beaucoup aussi parfois. Seulement, après être tombée sur le sol, elle vit un grand machin apparaîte devant elle. Grand machin qui s'avéra être un individu de sexe masculin, amérindien... Un de ces fameux gars de La Push. Bravo, quelle déduction ! On était vaguement sur le terrain qui portait le nom de La Push... Bref... Elle aurait adoré se mettre sur ses pieds mais quand elle le vit s'approcher, son réflexe fut de reculer. Attendez ! Il mesurait quoi, deux mêtres ? Charlotte n'en faisait qu'un petit soixante... Bon d'accord, 1m57 précisément. Mais, se faire grandir à ses intérêts ! Cependant l'homme devant elle la souleva sans ménagement et la posa sur le sol. Elle tangua un moment et secoua la tête, pour se remettre les idées en place. Puis, elle leva son regard vers l'indien et eut un léger sourire :


    "Oui... Je me suis perdue et je dois tourner depuis quelques heures... Sans savoir où je suis vraiment, en fait... Vous pourriez m'aider ?"

    Si l'inconnu n'utilisez pas le vouvoiement, ce n'était pas le cas chez elle. Elle toussa légèrement, ravala le goût métallique qui remplit sa bouche et tendit une main tremblante - de froid ! - vers le jeune homme, avant de dire :

    "Je m'appelle Charlotte... Charlotte Yuan... Et vous êtes ?"

    On lui avait toujours dit de se présenter. Et l'inconnu, qui devait avoir son âge ou un peu plus, ne semblait pas méchant, violent. Au contraire, il avait été très sympathique. Bien sûr, elle avait été tenté de s'incliner et avait même amorcé le mouvement pour le faire. Mais, elle était dehors et donc, devait se conformer aux us et coutumes de l'Amérique. Elle continuait à sourire, ses yeux se fermant presque, chose qui plaisait beaucoup à Bella, elle le savait. Cependant, elle voyait parfaitement alors il serait parfaitement inutile de vouloir faire des singeries dans son dos... Elle les verrait.
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Jacob Black

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MessageSujet: Re: A sunny day... Really ? [Private]   Mar 11 Nov - 15:34

La pluie? Bah. On finissait tôt ou tard par s’y habituer. Comme pour tout d’ailleurs. Après tout, si on ne s’habituait pas aux mauvaises choses, comment pouvait-on profiter des bonnes? Oui, bon, d’accord, c’était bien faible comme théorie. Rectification donc. On d’habituait à tout. Ou presque. Car il y a des choses qui demeuraient…Insurmontables? Le mot était un peu exagéré. Insupportables? C’est mieux. Genre Leah, quoi. Rachel était rentrée pour le week-end, et elle retournerait dès le lundi dans sa fac. Billy avait eu la bonne idée de faire un repas « en famille », enrôlant du même coup lui-même, Jacob, les autres loups de la meute, Emily comprise, et enfin les Clearwater. Jacob avait été indigné du fait que Billy n’invite pas les Swan. Il n’aurait pas rechigné à voir Bella, bien au contraire. Charlie? Cloîtré au poste. Tout ça à cause d’une histoire d’une population de grizzlis décimés, et qui inquiétait les randonneurs. Foutues sangsues. Tous aussi discrets qu’ils se faisaient, ils ne pouvaient s’empêcher de semer la pagaille. A croire que c’est inhérent à leur nature. Petit égarement…Où en étions-nous déjà? A la charmante réunion de famille chez Billy. Qui faisait qu’à cause de Leah et sa mauvaise humeur, Jacob ne pouvait pas profiter de sa sœur. Déjà qu’il ne la voyait pas trop souvent, là, c’était le bouquet! Moralité, on ne s’habituait pas à tout. Des éléments gênaient, et ils demeureraient gênants avec le temps. Oui, il y a du Leah Clearwater là-dessous. Franchement, il ne fallait pas être clairvoyant -comme Alice, la sangsue qui ressemblait à un lutin et qui avait commis comme seul crime d’être non seulement une buveuse de sang, mais en plus être la sœur d’Edward, oui, celui la même qui tournait autour de SA Bella-. Finalement, il y avait peut être pire que Leah, dans le coin. Certes, Carlisle était bienveillant, et lui et sa horde de vampires se nourrissaient du sang d’animaux. Mais tous aussi bienveillants fussent-ils, c’étaient des sangsues qui se promenaient dans la nature. Et Jake était du genre à dire que la vraie nature des uns et des autres ressurgirait, inévitablement. Sangsue un jour, sangsue toujours. Quoi? Vous ne connaissez pas l’adage? Tiens, finalement, Jacob en voulait à la terre entière, en ce moment. A Billy pour avoir osé convier Leah à la réunion. Aux sangsues parce que même en se faisant discrets demeuraient des fauteurs de troubles. Il en voulait à tout le monde. Sauf à Bella. Les buveurs de sang avaient leur idée sur la fréquentation des loups et des humains. C’était trop dangereux. Mouais. Jacob n’y croyait pas de trop. Du moins…Jusque au moment où on lui sert à nouveau l’exemple d’Emily, l’amour de Sam. Autrefois si belle, elle avait à présent trois griffures sur le visage, qui la défiguraient et rendaient son sourire un peu tordu. Jacob avait mal au cœur en voyant ces stigmates. Mais pour Sam, ça devait être encore pire, étant l’auteur de ces blessures. Il s’en est toujours voulu à mort. Il aimait Emily. Mais sous le coup d’une impulsion, il l’a blessée. Risquait-il aussi de s’en prendre à Bella un jour? Dans l’état actuel des choses, il aurait répondu un NON véhément en hochant frénétiquement la tête en signe de dénégation. Aimant Bella, s’étant imprégné d’elle, l’idée qu’il puisse lui faire du mal ou même la blesser physiquement lui était insupportable. Seulement, Sam aimait aussi Emily quand il l’a marquée à vie. La vraie nature des gens ressurgissait, c’était vrai. Et c’est aussi valable pour les loups-garous.

Bref. Ne voulant pas rester une minute de plus dans la mauvaise humeur environnante -merci Leah-, Jacob s’était carapaté, et seul. De toute façon, il n’avait pas besoin de quelqu’un pour l’accompagner, il trouvait son chemin par instinct. Jacob étouffait dans la morosité. Il était d’un naturel joyeux, plus enclin à réchauffer l’atmosphère en lâchant une blague idiote ou en faisant des bêtises avec Quil et Embry. La mauvaise humeur? À jeter. Sauf que là, Leah pouvait être fière d’elle. Elle avait réussi à le mettre de mauvaise humeur. En pétard? Ce n’était pas encore la même chose. On pouvait être de mauvaise humeur sans être furax pour autant. Si Jacob perdait son entrain assez difficilement, en revanche, la moutarde lui montait souvent au nez. Que faisait-il pour se défouler? Eh bien, il allait courir. Il valait mieux ça que de cogner. Même si des fois, il avait la furieuse envie de cogner Leah. Il ne le faisait pas d’une parce que c’était une fille, de deux, parce qu’il n’avait pas vraiment envie de lui montrer qu’elle était capable de l’atteindre, de quelque autre manière que ce soit. Céder à la colère engendrée par la Clearwater, ça serait lui prouver par A + B qu’elle avait gagné. Et c’était hors de question. Billy? Quoi, Billy? Il ne s’inquiétait pas de voir son fils absent, sachant qu’inévitablement, il finirait par rentrer. Et aussi, parce qu’il rôdait dans les environs. Ses absences ne duraient jamais bien longtemps. Et les autres? Quil avait vaguement envisagé de le suivre, juste pour voir si il n’avait pas envie de détruire le décor. Son ami était toujours partant quand il s’agissait de démolir du matériel. Paul? Il voulait savoir si il n’y avait pas deux ou trois vampires à éliminer. Encore une activité visant à la destruction partielle ou totale de quelque chose…pas le meilleur moyen quand on s’exhortait justement de ne rien casser. Les créatures? Oh, quand on voyait ce qui peuplait la forêt, comme par exemple, les vampires et les loups garous, les grizzlis à côté étaient d’adorables peluches qu’on avait envie de câliner. Les lynx et autres félins faisaient plutôt penser à Simba. Inoffensifs en somme. Jake n’avait donc pas raison de s’inquiéter de se perdre en forêt. Son instinct le ramenait toujours au bercail. Même perdu au fin fond d’une forêt dense et gigantesque. Il n’avait donc pas non plus de raisons de s’inquiéter de ce qu’il rôdait. Il pourrait facilement faire la fête à tout animal qui envisagerait de le bouffer, en se transformant en loup pour le chasser. Et on disait que le danger venait d’entre les arbres? Non, pas vraiment en fait. Le seul danger qui se présentait là était une jeune fille, frêle et d’apparence fragile qui de plus est. Alors? Pas vraiment dangereux, en somme. En fait, le danger, c’était plutôt lui. Le loup-garou. Jake s’était approché d’elle, et par réflexe, elle avait reculé. Avant qu’il ne s’en saisisse et la remette sur pied, au sens propre du terme. C’est vrai que Jacob pouvait impressionner de par sa taille, mais son air avenant et amical faisait en sorte que ce petit détail savait se faire oublier. Elle se mit alors à sourire. Contrit, non? Car elle ne pouvait pas pétiller de joie en s’annonçant perdue.


Habitant à Forks, tu as sans doute déjà entendu parler de La Push, la réserve indienne? Oui, c’est précisément ici que nous nous trouvons. Tu t’es vachement éloignée du sentier. Qu’Est-ce qui t’a amenée par ici?

Tout en se laissant aller à ses interrogations, Jacob regardait aux alentours, alerte, pour voir si rien de suspect ne lui ferait l’affront de se présenter à lui. Genre…les sangsues, par exemple. Certes, l’odeur du loup pouvait rebuter, mais il y avait l’odeur de l’humaine qui pourrait les appâter. Et Jacob savait qu’il y avait des nomades qui rôdaient dans le coin. A sa connaissance, le traité ne concernait que les Cullen et non pas chaque vampire peuplant la Terre. Néanmoins, il n’y avait toujours pas l’odeur répugnante de ses ennemis héréditaires, Jacob en conclut donc qu’ils étaient seuls. Au milieu de la forêt, certes. Il plissa les yeux lorsqu’il comprit qu’elle le vouvoyait. Là, il eut envie de s’esclaffer, genre en se roulant par terre. Mais il n’en fit rien, car ça aurait été la dernière des impolitesses. Il ajouta cependant, hilare.

Tu peux me tutoyer…Je ne suis pas si vieux que ça.

La jeune asiatique se présenta alors. Charlotte. Il imprima la donnée quelque part dans un coin de son cerveau, au cas où il en aurait besoin plus tard. Il opina discrètement, avant d’ajouter à son tour, affichant un visage amical et avenant.

Je suis Jacob. Jacob Black. Mais tout le monde m’appelle Jake. Tu viens de la ville, non? Tu es au lycée?

Bah, il avait le droit de se renseigner, non? Surtout si elle connaissait Bella, ne serait-ce que de vue.
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MessageSujet: Re: A sunny day... Really ? [Private]   Mer 12 Nov - 19:15

    On avait dit un jour plus ou moins beau ? Vous permettez que je rectifie le tir ? En fait non ! Il faisait moche ! Il commençait à pleuvoir. Saleté de temps instable ! Quand il fallait qu'il pleuve, il ne pleuvait pas, et quand il ne devait pas pleuvoir, il pleuvait ! Argh ! Et dire que le Docteur Cullen lui avait bien dit de ne pas rester trop longtemps sous la pluie ! Mais, Charlotte n'était pas bête non plus. Elle rabattit sa capuche sur sa tête. Même si ce n'était qu'un fin crachin. Elle poussa alors un léger soupir et s'étira, ses muscles endoloris. Elle qui était persuadée qu'elle rencontrerait quelqu'un sur sa route, elle avait eu raison. Seulement voilà, elle n'aurait jamais pensé rencontrer cette personne si loin du sentier. Si ça se trouvait, elle aurait rencontré un grizzli sur sa route en restant sur le sentier ? O_o Dans le genre "je me fais des idées idiote", je vous présente Charlotte. Certes, elle ne remporte pas le grand prix de la stupidité - il devait sûrement exister pire qu'elle - mais parfois, elle décrochait la palme. Elle pouvait aussi débiter une dizaine de stupidité à la minute. Bref, nous n'allons guère polémiquer sur la capacité de Charlotte à dire des bêtises, cela ne nous intéresse guère ! L'asiatique regarda l'Indien et eut... Un large sourire. Parce que Charlotte était synonyme de sourire constant. Sauf que son sourire, un peu idiot, montrait clairement qu'elle était totalement paumée. Mais, elle n'avait pas trop non plus envie de se prendre une claque de la part du jeune homme en face d'elle. Il fallait dire qu'il avait facilement trois tête de plus qu'elle, qu'il était un peu plus costaud et que donc, il était en état de lui décrocher la mâchoire. Merci bien, elle tenait à ses dents. Elle n'avait pas fait cinq ans d'orthodontie pour les perdre du jour au lendemain parce qu'elle s'était faite pété les dents par un gars qu'elle ne connaissait pas. Elle était dingue par moment, mais pas suicidaire non plus.

    Bref ! L'inconnu donc s'était avancé, l'avait soulevée, remit sur pied, elle avait tangué, mais ça, c'était déjà dit. Cependant, la Yuan ne se départissait pas de son sourire. Sourire qui se transforma bien vite en grimace quand il lui demanda pourquoi elle était si loin du chemin de randonnée. Elle fronça légèrement les sourcils et passa à côté de lui, pour regarder un peu où elle était. Une goutte d'eau roula sur son visage, qu'elle enleva rapidement. Elle ferma un peu mieux son parla et soupira, agacée. Elle annonça alors, d'une voix un peu étrange :


    "Je sais pas... Je marchais et j'ai attérit ici... J'ai du avoir une absence."

    Oui en fait, c'était ça. Ses longues absences qui lui faisaient faire n'importe quoi. Elle secoua vivement la tête et fit volte-face avec légèreté vers ce jeune homme qui se révéla être Jacob Blake. Il préférait qu'on l'appelle Jake ? Elle se contenterait de Jacob. Bien sûr ! Elle n'était pas assez intime avec lui pour se permettre de le surnommer ainsi. Même s'il préférait. Déjà qu'elle faisait l'effort de le vouvoyer... Il n'était pas si vieux, disait-il ? En tout cas, il semblait plus vieux qu'elle. Quoi... Il avait la tête d'un gars de vingt ans ! Elle n'était qu'une petite mouche de... 18 ans. Elle avait tout sûr deux ans de moins que lui. Ah moins qu'il ne fasse plus vieux que son âge... Et si... Et si en fait c'était un pervers ? Malgré ses pensées complètement (connes ?) déjantées, Charlotte gardait le sourire aux lèvres. Puis, il lui demanda si elle était de la ville. Elle haussa les épaules et elle annonça :

    "Oui... Je fais partie des 358 élèves du petit Lycée de Forks... Je suis une autochtone de la ville... Et v-toi, v-t'es de La Push, si je comprends bien ? V-Tu connais des gens du Lycée ?"

    Attention ! On sentait bien qu'elle avait buté sur le tutoiement, à deux doigts de le vouvoyez mais elle avait respecté sa demande. Elle eut un léger sourire et ferma un peu mieux son manteau.

    [Arf ! Désolée du post tout pourris... Mais là, j'suis tannée >.<]
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Jacob Black

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MessageSujet: Re: A sunny day... Really ? [Private]   Jeu 27 Nov - 0:54

[Pardon pardon pardon pour le retard, et pour la piètre qualité du post >.> Je suis un peu occupée ces temps-ci et je suis passablement crevée]

Il fallait l’avouer, Jacob n’était pas fan de Forks. Il trouvait l’endroit trop ceci, pas assez cela, et c’est vrai qu’il n’y avait pas grand-chose à faire pour les jeunes. La ville la plus proche où ce genre d’animations était disponible était Port Angeles, qui était pas mal dangereuse pour quiconque ne sachant pas vraiment se défendre. C’était peut être le propre -ou le sale, c’est selon- des grandes villes. Bref. Forks était à classer dans la catégorie « bleds pourris », surtout quand on sait qu’il pleuvait beaucoup, beaucoup trop. Qu’il s’abatte des trombes d’eau sur la ville ne surprenait en rien Jacob, qui était de toute façon habitué. Forks, ce n’était pas le meilleur endroit du monde. Après tout, comment pourrait-on aimer vivre dans une ville qui portait le doux nom de « fourchettes »? Car oui, Fork en Anglais signifie fourchette. Mais également, Forks signifiait Carrefour. Un carrefour entre quoi et quoi? Bah, quand on connaissait le monde dans lequel Jacob vivait, la comparaison était facile. Quand on ne se souciait de rien…Tant pis. Forks, pour beaucoup, était une bourgade insignifiante, sans histoire. La bonne blague! Si les gens savaient que dans le coin, il y avait pas mal de créatures extraordinaires, les habitants de la petite ville riraient bien jaune! Jake comprenait parfaitement Bella quand elle disait qu’elle détestait cette ville. Il fallait la comprendre, le soleil se faisait désirer depuis trop longtemps et en plus, la ville transpirait un ennui mortel. D’ailleurs, où était Bella, en ce moment? Jake se morigéna. Toutes ses pensées le ramenaient immanquablement à elle, et il devenait difficile de l’occulter alors. Puis même. Jacob n’en avait pas envie. Absolument pas. Il voulait encore voir flotter dans son esprit le doux visage de celle qu’il aimait et à qui il n’avait pas révélé son secret…Non, oubliez cette histoire de loups garous, Bella savait. Jacob voulait dire…L’autre secret. Celui de son imprégnation, et Bella qui en était l’objet. Celle qu’il allait aimer pour longtemps, et qui l’aimerait en retour. Comme Sam et Emily, en fait. Si Jacob se payait souvent la tête de Sam qui faisait trop de sensibleries en présence d’Emily, il n’y avait pas fort à parier que quand il serait avec SA Bella, il ne serait guère mieux. Et que dire…Quand sa belle venait à La Push, Quil et Embry se payaient toujours sa tête, car paraissait-il que Jacob…Bah, il était relativement différent. Tout était relatif, en fait. Donc. Il n’avait pas mentionné à Bella le fait qu’il s’est imprégné d’elle. Ces temps-ci, il y avait pas mal d’imprégnations, alors que c’est censé être rare. Allez savoir, peut être que c’était aussi dû à la prolifération de Sangsues dans le coin…Grmph! Jake se morigéna deux fois plus. A chaque fois que Jake pensait à Bella, automatiquement, il pensait à ces maudits. Au moins, une seule chose le satisfaisait…Cullen ne pouvait pas l’avoir, sachant qu’elle était pour Jake. On ne pouvait pas enlever à un loup l’objet de son imprégnation. Si on lui enlevait Bella, ça le tuerait, sûrement. En tout cas, il ne supporterait pas son absence. Cullen aura beau faire tout ce qui est en son pouvoir pour récupérer Bella, elle était à lui, et ça lui procurait comment dire…Une sorte d’indicible satisfaction. Mais Jake n’était pas assez mesquin proprement dit pour s’en réjouir totalement. Du malheur de quelqu’un, en plus. Mais les vampires dont Edward Cullen faisait partie étaient les ennemis héréditaires de la meute des loups. Ephraïm Black, son grand-père, avait conclu un traité avec eux, et…Bof, des vieilles histoires, ça. Et ça n’avait rien à voir avec ce qu’il voyait au bout du chemin…Loin du chemin en fait. Il se trouva nez-à-nez (difficilement, la fille était considérablement plus petite que lui) avec une jeune fille asiatique qui lui adressa un grand sourire. Ma foi…Quelqu’un qui souriait ainsi ne donnait pas l’envie à Jacob de lui mettre son poing dans la figure. Ce genre de sourire sympathique et avenant émanaient principalement du genre de personnes avec qui Jake aimait se lier. Alors, au lieu de la taper, il lui adressa un sourire. D’ailleurs, c’était absurde. Pourquoi il l’aurait tapée, hein? Parce qu’elle souriait? Les gens qui souriaient ne plaisait pas aux cadors qui voyaient en un sourire une déclaration de guerre. Heureusement pour elle, Jake n’était pas un de ces cadors. Les plus proches étaient à Port Angeles. L’un des seuls avantages que présentait Forks, peut être. Ah, si ça continuait, il allait faire le panégyrique de cette magnifiqueville *s’étrangle*

Finalement, Forks, c’était nul. Même si il y avait entre ses murs des gens intéressants. Comme Bella par exemple. Et sûrement aussi comme la fille qu’il venait de redresser sans trop de délicatesse. Jacob étouffa un rire quand il se demanda ce que ça allait être quand il allait câliner Bella…Ca risquait d’être…Beau. Jake reprit son sérieux, et son visage jovial resta songeur lorsqu’il regarda la jeune femme qui disait s’appeler Charlotte. Bizarrement, il avait retenu son prénom; sûrement parce que c’était plus original et moins courant que Katie, Jessica, Mike, et autres prénoms typiquement américains, qu’il y avait à foison dans les lycées environnants. Dieu merci, Jacob avait échappé au drame du prénom passe partout. Imagine, c’est drôle, quand on appelle quelqu’un qui connaît au moins 3 Mike, et que justement tu t’appelles Mike, et quand tu dis « Allô, c’est Mike », l’autre coasse au bout du fil « Mike comment »? Ca faisait souvent hurler de rire Jacob. Il fallait dire qu’à La Push, les prénoms n’étaient pas trop craignos. Ils n’étaient ni trop courants, ni trop moches (comme des Brandon et autres Brenda, par exemple) ni trop à dormir debout. Juste bien, quoi. Quoique, Embry, c’était à dormir debout. Et Quil pétait un câble quand on le charriait sur son prénom, qu’il détestait; Bah, c’était de bonne guerre. Il fallait bien qu’il se venge pour toutes les fois où il s’est moqué de son comportement quand le jeune Quileute était avec Bella, non? Bref, il avait retenu le nom de Charlotte. Elle était souriante, mais elle avait un espèce de truc sur lequel Jacob n’arrivait pas à mettre un nom, ou même une idée. Que signifiaient son air maladif, son apparence frêle et fragile? Ses traits fatigués, comme si elle avait déjà beaucoup vécu? Las. Jacob ignorait que cela fusse effectivement le cas, et il ignorait encore plus que Charlotte était en fin de vie. Rah, des fois, c’était rageant de ne pas pouvoir lire dans les pensées des gens à l’instar de ce maudit buveur de sang. A sa question, Charlotte tiqua. C’était visiblement la question à ne pas poser. Du moins, pour le moment. De toute façon, qu’allait-il faire, Jacob? La gronder parce qu’elle avait quitté le sentier? Bah, c’était pas son job, elle avait des parents pour ça. Et même, il n’était pas sûr que les parents de la jeune fille soient du genre à lui rabâcher les règles de bonne conduite…Genre, ne pas sortir tard dans la nuit, et seule, ne pas parler aux inconnus, et cætera. Charlotte devait être assez grande pour observer ces règles élémentaires de sécurité sans avoir besoin de personne, et ainsi prendre ses responsabilités. Lui foutre la trouille, avec les histoires bizarres de grizzlis qui rôdent dans le coin? Bah, c’était bon pour les gamins, surtout que Jake n’avait pas vu l’ombre d’un Grizzli depuis quelques jours, signe que les sangsues chassaient dans le coin. Du moment qu’ils ne franchissaient pas les frontières de la réserve indienne…Jake pensa d’un air mauvais qu’à Forks, il y avait même une équipe de nettoyeurs spécialisés pour les forêts et réguler le foisonnement de certaines espèces. N’Est-ce pas merveilleux? Jake sourit lorsqu’elle lui avoua qu’elle avait eu une absence. Bah. Jake haussa les épaules, avant d’ajouter, l’air enjoué.


Je te déconseille de te promener hors du sentier. C’est pas mon boulot de te dire ça, mais c’est mieux de te prévenir. Il n’y a pas vraiment des choses recommandables dans le coin. Tu es tombée sur moi, mais tu aurais pu tomber sur n’importe qui d’autre, de moins bien sympathique. Oublie le grizzli, c’est un coup de pub et les Newton à la boutique de randonnée s’en mettent plein les fouilles. Cette histoire fait grimper les ventes, pour sûr.

Il grimaça. A cause de crétins curieux qui s’aventuraient trop loin, délibérément, pleinement consciencieux des dangers encourus -abstraction faite de Charlotte, après tout, il sembla que le fait de se trouver ici était tout simplement fortuit- Jake et ses compagnons étaient obligés de patrouiller deux fois plus souvent. Non pas par plaisir, mais pour s’assurer que ces imbéciles en quête du danger perpétuel ne tombe sur des créatures effectivement peu recommandables…Genre un vampire qui est en train de se délecter du sang d’un grizzli, par exemple. Jake grimaça à son tour. Absolument répugnant. Et ils prétendaient que leur repas était acceptable? Ils buvaient du sang, merde! Bon, d’accord, l’homme était carnivore, mais il ne buvait pas du sang pour se nourrir! C’est comme si…Ils étaient dans un hosto et qu’ils feraient une razzia sur les poches de sang. Jake avait vu ce genre de truc dans il ne savait plus quel film d’horreur à deux balles et aux trucages tellement ridicules que Jake riait comme un dingue pendant les trois quarts du film, s’attirant les regards interloqués des autres spectateurs qui étaient morts de trouille. Aha, les pauvres, ils étaient loin de se douter qu’en réalité il se tramait quelque chose de pire…Jake se présenta donc à son tour, à Charlotte, en l’intimant de l’appeler Jake, préférant son diminutif à son nom entier. Et en la priant de ne pas le vouvoyer, car il n’était pas encore vieux, et il n’allait pas l’être avant un bon bout de temps, les loups garous ne vieillissant pas au même rythme qu’un être humain normalement constitué, mais plus lentement, en fait. Considérablement plus lentement. Elle lui révéla alors qu’elle était du lycée de Forks. Comme Bella! Et ce maudit…Cullen. Jake néanmoins ne réfléchit pas avant de parler.

Oh, super! Tu dois connaître Be…

Ouch! La gaffe! Jake se mordit l’intérieur de la joue, tout en priant pour que Charlotte ne saisisse pas la première syllabe du nom de son aimée, sinon, si elle faisait le rapprochement, il était grillé.
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MessageSujet: Re: A sunny day... Really ? [Private]   Sam 6 Déc - 20:33

    [... Dit-il en faisant un truc que je ne pense pas être capable de refaire...]

    Charlotte ? Son avis sur Forks ? Étant donné qu'elle n'avait pas le droit de s'exposer au soleil à cause de ses chimiothérapies, on pouvait dire que Forks lui allait à merveille. Le seul problème, c'était la pluie récurrente qu'il y avait. Ca, c'était pas top par contre quand on essayait de ne pas tomber malade. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle elle était chaudement vêtue alors qu'il ne faisait presque pas trop froid. Oui, vous avez bien lu... Presque pas trop froid. Mais, Charlotte, elle, était constamment gelée. Puisqu'elle avait presque tout le temps de la fièvre. Oh... Une fièvre faible... Dans le genre 38/39°. C'était pas trop. Bien sûr, quand elle frisait les 40, elle ne se risquait pas à sortir. Elle n'était pas suicidaire non plus. Elle sentit une autre goutte d'eau sur son visage et poussa à nouveau un soupir. Ah non ! Pas tomber malade maintenant. Pas avant une chimio de laquelle elle ressortirait complètement out. Elle passa son sac devant elle, comme si elle était un kangourou, bien qu'elle ne le soit pas. Et sortit un parapluie. Il est facile de comprendre qu'elle ne faisait pas ça pour ses cheveux. Parce que quand on voyait l'état de sa queue de cheval - qui partait en sucette à quelques endroits - on se rendait vite compte que Charlotte n'était pas ce genre de fille qui stressait comme une malade quand il y avait deux ou trois gouttes d'eau. Mais, c'était par prévention. Et après tout, dans le coin, quand il commençait à pleuvoir par à coup, généralement, ça finissait en trombe d'eau. Et là, c'était foutu. Adieu la "presque" bonne santé et bonjour le rhume. Rhume qui devenait bronchite qui finissait en pneumonie. Eh ! Elle est pas belle la vie *humpf...* Toujours parler de la vie avec légèreté, on la rend plus belle. C'est ce qu'on dit. Pas forcément ce qui se passe. Charlotte, cependant, prenait les choses avec légèreté et la plupart du temps, ça marchait. La preuve. Faisait-elle la gueule en ce moment ? Non ? Bon, ben alors, vous plaignez pas. Charlotte regarda l'Amérindien... Et eut un large sourire débile aux lèvres. Parce que ben des fois, elle sourit un peu bêtement. Mais surtout quand elle ne sait pas quoi dire.

    Vous savez quoi ? Charlotte adore le nom Jacob. Ben quoi ?! Ca change en effet des Mike et autre John du coin. Ou encore des Lens et autre je sais pas trop quoi trop courant, trop agaçant. Ses parents lui avaient donné un nom français... En fait non... Ses parents avaient américanisé le nom de Charlotte. Ben oui... En Chine, Charlotte s'appelle normalement Sha Leu Ting. Sha Leu Ting Yuan. Et le premier qui se fout de la gueule de son nom, elle lui fait bouffer ses dents. Non, par respect pour les Etats-Unis, ses parents l'ont appelé Charlotte. Alors même en Chine, elle s'appelle Charlotte. Même si les Chinois vont dire Sha Leu Ting. Tiens... Un de ces quatre, elle dirait son nom chinois à Bella, on verrait comment elle réagirait. Comme Ana-Louise... Qui était resté blême tant par la longueur du nom que par son étrangeté ? Ou comme Lise qui, impassible, s'était contentée d'hocher la tête. Voire même Evy... Qui avait explosé de rire. Aha... Pas drôle. Elle avait dit qu'elle ferait manger ses dents au premier qui se moquait. Oui... Mais le premier qui n'était pas un ami. Quoi que, en voyant Jacob, Charlotte n'avait pas trop trop envie de se frotter à lui. Alors il lui conseilla de ne pas s'éloigner du sentier. Merci du conseil... Mais ça, elle le savait. Cependant, elle se contenta de hocher la tête, pour montrer qu'elle comprenait. Et fronça les sourcils.


    "Pas de Grizzli ? Ah ben mince alors... Alors... Qu'est-ce qui a grogné à côté de nos tentes il y a deux mois de ça, hein ?"

    Un chat atteint d'une grippe en train de mourir parce qu'il avait avalé un os d'autruche de travers. Ha ha... La vache ! Ca ne s'arrangeait pas avec le temps pour Charlotte. Elle soupira... Elle débloquait gravement, là, ça devenait très problématique. Jacob parla à nouveau. Oui super, elle vient de Forks. Hourra... Evy aurait rétorqué "J'ai la tête de quelqu'un qui vis à La Push, moi ?" Mais Charlotte, elle, ne pensa rien. Ou presque. Elle était bloqué sur le "Be"... Elle ne connaissait pas de Béatrice. Pas de Berangère - mon dieu c'est moche -... Qui connaissait-elle qui s'appellait "Be" ? Non, pas de l'Herbe, crétin... Be... Comme Bella... Aaah ! Et la, ce fut l'illumination. Charlotte s'inclina légèrement, par respect pour Bella, même si elle n'était pas là - fichue manie tiens -. Et annonça, d'une voix guillerette :

    "Tu dois parler d'Isabella Swan ? C'est une amie à moi... Tu la connais aussi ? Pourtant, elle ne m'a jamais parlé de toi."

    Pour le peu qu'elles avaient discutés aussi... Elle regarda Jacob et se remit à tousser. Avec plus de force. A s'en décoller les poumons cette fois. La pluie... Ca n'allait pas. Pas du tout. Elle réprima un "vieux frisson pourris" comme dirait l'autre (ne lui demandez pas qui c'est, c'est une expression). Puis, elle regarda le jeune homme et demanda :

    "On pourrait... Marcher. Je commence à être geler. Et si je tombe malade, le Docteur Cullen ne... Me..."

    Tais-toi. Ne t'enfonce pas. Ne dis rien. La ferme !
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